ANNONCE PUBLIQUE ICI

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mercredi 30 novembre 2016

ANALYSE DES NOUVEAUX CONTRATS D'ENEDIS : INFRACTIONS

Monsieur Daniel MATHIEU
La Boria Del Cheyrou
24580 PLAZAC

Monsieur Jean-Marie Lelièvre
Président de la Section de Sarlat
Ligue des Droits de l’Homme

Mercredi 30 novembre 2016

OBJET : Position de la LDH sur les compteurs Linky d’Enedis et la protection des données et vie privée

Suite à ma lettre du 25 novembre lors de l’A.G. de la Section Sarlat, je vous prie de trouver ci-joint, Monsieur le Président, mon « ANALYSE DES QUESTIONS DE DONNÉES ET VIE PRIVÉE – LINKY de ENEDIS » que je viens de compléter. 

Il s’agit d‘une analyse non exhaustive du droit applicable autant auprès de l’Union européenne qu’en France pour vérifier en quoi les nouvelles dispositions contractuelles dans les derniers documents et sites d’Enedis et des fournisseurs d’électricité sont conformes ou non leurs obligations de protection des données personnelles et de consommation des consommateurs du service public d’électricité.

Un sommaire est fourni pour en appréhender plus rapidement le contenu, les conclusions et les recommandations. La Table des matières est également présentée sous forme de sommaire.

L’analyse énonce de nombreux manquements et 14 infractions d’Enedis à l’égard de ses obligations et de ses engagements pris auprès de la CNIL et des autres intervenants, dont la LDH de France.

 À cette fin, la nouvelle position prise par la LDH de France sur l’apparente conformité d’Enedis aux directives de la CNIL et aux dispositions de la Loi du 6 janvier 1978, mais toutefois ne remettant pas en question sa demande de moratoire sur le déploiement généralisé des Linky, n’est plus, avec respect, d’actualité et doit être revue.

Vous remerciant de faire suivre ce dossier auprès de la LDH de France, espérant que cela ouvrira un nouveau dialogue auprès de la LDH de France et de Sarlat sur ce dossier, je demeure, Monsieur le Président, à l’entière disposition de la LDH pour discuter de la présente analyse et de ses conséquences.




Daniel Mathieu
Membre
Courriel : om.dm2@free.fr
Téléphone : 05 53 51 09 73


ANALYSE DES QUESTIONS DE DONNEES ET VIE PRIVEE
DANS LE NOUVEAU CONTRAT 2016
ENTRE ENEDIS ET LES FOURNISSEURS D’ELECTRICITE

PARTIE I : SOMMAIRE

Le traitement des données personnelles et de consommation d’électricité et la protection de la vie privée dans le contexte du système des compteurs évolués d’électricité méritent une analyse spécifique.
Il nous faut considérer trois niveaux de documentation - réglementation concernant le système de comptage de consommation électrique des particuliers :
1° Que prévoient vraiment les dispositions européennes relatives à la protection des données et à la vie privée ?
2° Comment ces dispositions ont-elles été traduites et incorporées dans la législation française ?
3° Comment ENEDIS a-t-elle traduite et insérée ces dispositions dans ses contrats avec les fournisseurs d’électricité et leurs clients ?[1]
Notre analyse de ces prémisses nous permettra de répondre à la question essentielle : Enedis respecte-t-elle, dans ses contrats, la législation en vigueur et ses engagements pris devant les institutions réglementaires ?
Notre réponse est NON.
A : La protection des données en droit européen et français

Les données traitées par le réseau Linky représentent un enjeu économique et concurrentiel considérable car ce sont les données elles-mêmes et la possibilité de les utiliser qui deviennent un levier de valeur ajoutée, susceptibles de créer de la valeur pour les personnes pouvant y avoir accès. Ces données doivent, en effet, avoir une valeur économique, ce qui suppose de savoir les exploiter afin qu’elles deviennent une source de revenu et confèrent à leur détenteur un avantage compétitif.

En vertu des dispositions du droit européen et français en vigueur, ces données peuvent être classées en quatre catégories, dont deux « protégées » et deux « non protégées » :

  • 1° les données personnelles nominatives qui sont requises pour la facturation : elles sont protégées et obligatoires (le client doit les fournir au distributeur et à son fournisseur d’électricité sur sa signature du contrat d’abonnement) ; mais celles non requises à la facturation sont sujettes au consentement préalable du client pour être accessibles à son fournisseur ;
  • 2° les données (index) de consommation d’électricité : elles sont protégées mais, avec le consentement du client, peuvent faire l’objet d’autres utilisations et diffusées à des tiers ;
  • 3° les données de courbe de charge individuelle : elles sont protégées et sujettes au consentement libre, éclairé, spécifique et préalable du client (son droit d’opposition) ; mais avec le consentement du client, elles peuvent faire l’objet d’autres utilisations et être diffusées à des tiers ; 
  • 4° les données de courbe de charge agrégées et anonymes : non nominatives et cumulées en agrégats, elles ne sont pas protégées ni sujettes au consentement du client.

Les autres protections des données :

-       Elles ne peuvent être utilisées qu’aux fins pour lesquelles elles ont été collectées ;
-       Elles ne peuvent être utilisées que par les personnes autorisées à les collecter et non par des tiers ;
-       Le traitement des données donnant lieu à la création de la courbe de charge est sujet au consentement du client et uniquement pour que la courbe de charge soit stockée dans le compteur ; le consentement du client est requis pour son transfert vers le distributeur (Enedis) ou vers des tiers (fournisseurs et sociétés tierces) ; et son consentement peut être retiré, annulant le stockage et purgeant la mémoire du compteur (notamment en cas de déménagement) ; à savoir que la création de la courbe de charge est utile uniquement lorsque des problèmes d’alimentation sont effectivement détectés et est donc facultative et disproportionnée par rapport à toute autre finalité poursuivie par Enedis.[2]

.../...

Ainsi, en vertu des principales mesures applicables du droit européen et français, le client final, dans le cas du déploiement de compteurs intelligents a le droit à la protection de ses données, le droit de consentir (préalable, éclairé, spécifique), le droit de s’opposer à la collecte, au traitement ou à la transmission vers des tiers, le droit d’être informé, le droit à la correction, au retrait ou purge de ses données. Le non respect de la plupart de ces droits par le gestionnaire de réseau constitue une infraction en vertu du Code pénal ; notamment la pose d'un compteur recueillant des données à caractère personnel à l'insu d'une personne physique fait obstacle à l'exercice de son droit d'opposition, ce qui constitue le délit de collecte déloyale prévu et réprimé par l'article 226-18 du Code pénal. En plus, un recours indemnitaire pour tout préjudice subi pourrait être exercé à l’encontre d’un SDE par les usagers, en cas de carence de l'autorité concédante dans l'exercice de ses prérogatives, notamment du contrôle par le gestionnaire et ses installateurs ou sous-traitants.

Il faut savoir qu’une fois le système de réseau Linky mis en place, les données ainsi collectées pourront être accessibles à diverses institutions publiques dans le cadre de leurs missions, notamment la Police, la Gendarmerie et les collectivités territoriales[3].

  
B : Ce que les nouveaux contrats d’Enedis prévoient pour appliquer ces doits

Si l’on regarde à l’ensemble des droits du client, à la protection de ses données et de sa vie privée en vertu de la législation européenne et de leur transposition en droit français, et qu’on les compare aux mesures prises par Enedis, telles que formulées dans ses documents contractuels les plus récents (1er octobre 2016), on s’aperçoit qu’Enedis est en flagrante violation de ses obligations légales et de ses engagements pris auprès des institutions réglementaires françaises (CNIL, etc.).

Si l’on résume les droits du client à la protection de ses données et de sa vie privée en catégories simplifiées et que l’on indique pour chaque catégorie le respect ou non respect par Enedis de ses obligations, le bilan correspondrait approximativement à ceci :

1° Le droit à l’information préalable claire : NON RESPECTÉ
a)     lors de l’acceptation de l’offre d’abonnement ý
b)    lors de la signature du contrat ý
c)     lors de l’installation du compteur Linky ý

2° Le droit au consentement préalable à la collecte des données : NON RESPECTÉ

3° Le droit à la protection des données : NON RESPECTÉ
a)     la propriété des données du client þ
b)    les données à caractère personnel protégées ý
c)     les données requises à la facturation et identification du client obligatoires mais protégées ý
d)    les données de comptage protégées :
a.     les données de consommation (index personnel) ý
b.     les données cumulées en courbe de charge individuelle sur consentement préalable du client  ayant droit d’opposition ý
e)     les autres données anonymes non protégées (courbe de charge agrégées) þ
f)     les données transmises à des tiers :
a.     à des fins de prospection commerciale, sur consentement préalable du client ayant droit d’opposition ý
b.     à des fins contractuelles ou législatives permises, non protégées, avec droit d’information mais pas d’opposition þ
g)    le stockage des données, sur consentement du client ayant droit d’opposition ý
h)    la protection anti-piratage des données collectées ☐

En opposition à ces droits que détient le client, nous constatons de nombreux manquements de la part d’Enedis dans ses documents et nous énonçons 14 infractions à ses obligations et engagements. On peut les résumer ainsi :

1° Enedis s’autoproclame illégalement propriétaire des compteurs, certainement dans le but d’éviter toute contestation quant à son utilisation des données collectées.
2° Enedis délègue, aux divers fournisseurs, sa responsabilité d’informer le client, « au préalable » à sa signature d’un contrat de fourniture d’électricité. Le contrat type prévoit que le client, qui est présumé en avoir connaissance, donne un consentement « présumé » ou « obligatoire ». Il n’existe donc aucune uniformité ni aucune garantie que l’information pertinente effectivement fournie au client par les divers fournisseurs lui permette de formuler un consentement éclairé. Il en résulte que le client est dans l’impossibilité de donner un véritable consentement « préalable » à la collecte et au traitement de ses données. Ceci constitue une flagrante violation des engagements pris par Enedis auprès de la CNIL.
3° Enedis, dans ses contrats avec les fournisseurs d’électricité, commet les manquements suivants à ses obligations :
-       elle ne clarifie ni ne définit ce que constituent les « données » et leurs différentes catégories (données personnelles ou de consommation) ;
-       elle ne spécifie pas le moment de leur collecte (instantanée à partir de l’installation et activation d’un compteur Linky) ;
-       elle ne spécifie pas leur traitement (en courbe de charge soit individuelle soit agrégée) ;
-       elle ne stipule aucunement, ni ne le prévoit, que le consentement du client est requis a) pour la collecte, b) pour le stockage et c) pour la remontée de la courbe de charge individuelle ;
-       elle ne spécifie pas leur diffusion à des tiers ni ne les identifie (Etat et ses institutions, autres fournisseurs d’électricité et leurs sous-traitants, tiers à des fins commerciales, municipalités, autres Etats, etc.) ;
-       elle ne prévoit ni ne stipule les options futures relatives aux « objets connectés » au compteur Linky, que le fournisseur sera en mesure de proposer au client en fonction des évolutions technologiques, ni leurs conséquences, ni le droit d’opposition du client ;
-       en cas de problèmes techniques avec la domotique intérieure au foyer du client suite au raccordement et à la signature du contrat, Enedis se décharge d’abord de toute responsabilité pour ensuite accepter de traiter des réclamations avec demande d’indemnisation qui découleraient de sa responsabilité reçues par écrit par lettre R A/R dans les 20 jours du sinistre ou de sa découverte par le client. Comme actuellement, Enedis seule détermine si le sinistre découle ou non de sa responsabilité ;
-       comme par le passé, le contrat peut être modifié unilatéralement par Enedis et les modifications seront « portées à la connaissance du client par l’intermédiaire du fournisseur » ;
-       les droits de recours en cas de désaccord, avec ou sans demande d’indemnisation, concernant le tarif, la facturation, le comptage, les services de dépannage, d’information, l’interprétation du contrat donnent droit à diverses options auprès d’Enedis, du fournisseur, du Médiateur de l’énergie et des tribunaux, auquel se rajoute un recours en réclamation, la première année du contrat, auprès de la Fédération UFC-Que Choisir ou sa filiale SASU QUE CHOISIR ;
-       cela impose à tous les abonnés utilisant ou non le droit de réclamation à Que Choisir, une sur-facturation obligatoire entre 5 à 14 € intitulée « Frais de participation à l’opération ‘Energie moins chère ensemble’, le prix dépendant si le client est abonné-membre de Que Choisir ou non ; les sommes sont prélevées sur la facture du client par le fournisseur qui les verse « intégralement à la SASU QUE CHOISIR » ;
-       sur le site internet d’Enedis, la procédure de « Créer mon espace personnel » pour permettre au client d’avoir accès à ses données de consommation, oblige en fait le client à fournir ses données personnelles, les mêmes pour lesquelles il souhaiterait faire opposition à leur collecte, utilisation et diffusion et ce, avant même d’obtenir une quelconque information concernant ses droits sur ses données ;
-       Rien n’est spécifiquement prévu pour les clients qui n’ont pas accès à internet ou qui n’utilisent pas ce média ; un document résumant leurs droits s’avère nécessaire afin de leur permettre d’être avisé de leurs droits au consentement et à l’opposition concernant la collecte et l’utilisation de leurs données ;
-       Les documents pertinents faisant partie du contrat ne sont que difficilement accessibles et sont éparpillés (sauf chez Enercoop) sur les sites internet d’Enedis ou des fournisseurs sans sommaire ni simplification. Les obtenir sur demande par courriel prend 15 à 20 jours. Rien n’est prévu pour les clients n’ayant pas accès à internet.
Il en résulte que le client est dans l’impossibilité de donner un consentement clair, libre et spécifique par rapport au traitement de ses données ni de savoir à quelles fins elles sont utilisées ni quels en sont les destinataires, en infraction aux directives de la CNIL et aux protections législatives dont bénéficient ces données appartenant au client.
4° Ces manquements constituent une violation des droits au consentement et à l’opposition du client à la collecte, traitement et diffusion de ses données conformément aux dispositions relatives à la protection des données et de la vie privée ainsi qu’aux dispositions du Code pénal et du Code de la consommation. Cela ouvre droit, pour le client, à des recours autant en droit contractuel, administratif et pénal, autant auprès du fournisseur d’électricité qu’auprès d’Enedis et ses installateurs sous-traitants et même des collectivités territoriales par le biais de la responsabilité de contrôle du Syndicat départemental d’énergie.
C : En conclusion

L’absence de protection dans le traitement des données et du consentement du client sont les points majeurs d’opposition à la formulation actuelle de ce contrat. Suivent le droit d’information préalable à la signature du contrat, la complexité du régime tarifaire et des clauses de règlement des conflits ainsi que l’accès difficile aux documents annexes pertinents. Dans ce contexte, nous proposons diverses recommandations pour corriger cette situation.

RECOMMANDATIONS :

1° Référer cette question à la CNIL pour ré-évaluation et contrôle ;

2° Saisir de nouveau la Ligue des Droits de l’Homme de France sur ce sujet ;

3° Sensibiliser les associations de protection des consommateurs et les média ;

4° Demander à l’Association Que Choisir de modifier son entente avec Enedis concernant la facturation de tous les clients, la première année, pour le forfait de frais d’opération de QC, pour la procédure de règlement de plaintes, afin que seuls les clients qui choisissent ce mode de traitement de leur plainte soient facturés du forfait QC ;

5° Demander à Enedis et aux fournisseurs d’électricité de modifier leurs offres unilatérales et conditions générales de vente et leurs annexes afin d’y prévoir :

a)    un document de synthèse des droits du client, en rapport à ces données personnelles et de consommation, remis avec l’offre d’abonnement, en versions électronique et imprimée ;

b)   la distinction entre la courbe de charge individuelle et la courbe de charge agrégée et leurs finalités ;

c)    l’opposition spécifique et non présumée du client à la création et au stockage de la courbe de charge et sa remontée vers Enedis et les tiers ;

d)   la clarification et le respect du droit au consentement « préalable » à l’acceptation du contrat ;

e)    la définition des différentes catégories de « données », ainsi que leurs spécificités (moment de leur collecte, stockage, traitement, diffusion, à qui et pour quelles fins) ;

f)     la définition et le respect des divers « consentements » et « droit d’opposition » ;

g)    le droit du client de refuser certains traitements de ses données, notamment la création de la courbe de charge et la diffusion à des tiers à des fins de sollicitations commerciales ;

h)   d’amender la clause de paiement du forfait Que Choisir pour ne la rendre applicable qu’aux clients choisissant ce type de règlement de réclamation.


N.B. L’analyse détaillée (75  pages) de cette question est traitée dans les parties qui suivent. (non jointes ici mais disponible sur demande par courriel ou accessible sur :http://doc.stoplinkynonmerci.org/index.php?searchField=tags&searchOperator=contains&searchValue=L%C3%A9gislation%20et%20Droit&action=view&id=139&exportFormat= )

CECI NE CONSTITUE PAS UN AVIS JURIDIQUE mais un document d’information relatif aux données visées par le système Linky. Il se veut une compilation et une analyse à partir d’études et d’avis de diverses sources encourageant un débat juridique et spécifique plus avancé sur cette question de la part des experts concernés. Il constitue également un texte de réflexion pour les clients des fournisseurs d’électricité, pour les consommateurs d’électricité et les associations de protection des droits et libertés des consommateurs. Enfin, il tient lieu d’invitation aux fournisseurs d’électricité de revoir les clauses contractuelles de leurs Conditions générales, Synthèse et Annexes, en ce qui concerne la collecte, le traitement et l’utilisation des données personnelles et de consommation de leurs clients et particulièrement à la question de leurs droits au consentement et à l’opposition relatifs à leurs données.
L’auteur remercie tous les acteurs qui directement ou indirectement lui ont transmis des renseignements et documents aux fins de cette compilation et de la conclusion de cette analyse.
Daniel MATHIEU, juriste retraité, pour le Collectif Anti-Linky de Dordogne (CCC24) et membre de la LDH – Section Sarlat, Novembre 2016




[2] CNIL, 30 novembre 2015, voir Notes 25 et 27, pages 33 et 34
[3] En vertu de dispositions législatives déjà en vigueur notées dans l’analyse détaillée.

vendredi 4 novembre 2016

SOUTENIR STEPHANE LHOMME, OBSERVATOIRE DU NUCLEAIRE

Stéphane Lhomme
Observatoire du nucléaire
http://www.observatoire-du-nucleaire.orghttp://refus.linky.gazpar.free.fr 



Mardi 18 octobre 2016




Madame, Monsieur,
Chères amies, chers amis,


l'Observatoire du nucléaire est une petite structure.... qui relève de grands défis. L'an dernier, nous avons remporté une victoire marquante contre le "géant du nucléaire" Areva qui nous avait traîné en justice (cf bilan d'activité 2015 en fichier lié). Cette année, entre autres actions, c'est nous qui cette fois attaquons Areva en justice, par rapport aux pièces nucléaires mal usinées et couvertes par des certificats falsifiés (cf http://www.lejsl.com/edition-le-creusot/2016/05/05/l-observatoire-du-nucleaire-depose-plainte ).
Par ailleurs, notre activité s'est élargie avec l'affaire des compteurs communicants (Linky, Gazpar, etc) qui m'amène à parcourir la France pour informer sur ce dossier tentaculaire dans lequel on retrouve nos "amis" EDF, Lauvergeon et cie... 
Cf http://refus.linky.gazpar.free.fr 


Malgré un coût de fonctionnement infime, l'Observatoire du nucléaire a quand même besoin d'un peu de financement. Unique salarié de l'Observatoire, je perçois le SMIC, c'est à dire 1143 euros nets : un salaire certes modeste mais sur lequel, en ces temps de précarité, beaucoup de gens aimeraient pouvoir compter.

Si je lance cet appel à soutien, ce n'est donc pas à propos du montant de mon salaire mais, pour dire les choses clairement, parce que nos caisses sont vides ! Avec les cotisations sociales (bien légitimes), ce sont environ 1850 euros dont l'association a besoin chaque mois. A la fin du mois d'octobre, il ne nous restera plus que.... quelques dizaines d'euros. 


Nous lançons donc un appel urgent à l'aide
 : vous pouvez envoyer un petit chèque (ou un plus gros !), faire un versement bancaire, ou carrément mettre en place un versement automatique mensuel ou trimestriel. Pour ces deux derniers cas, il vous suffit de vous rendre à votre banque avec ce RIB. Cette option est la plus simple pour nous.

Pour un chèque, à l'ordre de l'Observatoire du nucléaire, il vous faut le poster à :
Observatoire du nucléaire, 12 rue des Pommiers, 33490 Saint-Macaire.

Vous pouvez consulter 
les bilans financiers sur cette page : http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article119  

N'hésitez pas à faire suivre cet appel aux personnes de votre connaissance qui pourraient être sensibles aux combats mené par l'Observatoire du nucléaire. A toutes et tous, merci d'avance !


Stéphane Lhomme

Directeur de l'Observatoire du nucléaire
Animateur du site http://refus.linky.gazpar.free.fr


NOTE FISCALE : l'Observatoire du nucléaire s'est vu refuser à trois reprises par le fisc, de façon parfaitement arbitraire, l'agrément d' "intérêt général" permettant de délivrer des attestations de déduction fiscale aux donateurs. Votre soutien éventuel ne vous donnera donc droit à rien... hormis la satisfaction d'aider l'Observatoire du nucléaire face au lobby de l'atome...

lundi 31 octobre 2016

MONTFERRAND RESISTE ENCORE ET TOUJOURS...





Linky : Montferrand, médiatisé malgré nous
A ceux qui pensent que j’ai souhaité faire du « sensationnel », je dis non. En tant qu’élue, je n’ai fait que remonter les inquiétudes des administrés sans penser un seul moment que la commune serait exposée de cette façon. L’Etat et ENEDIS ont souhaité médiatiser ce procès afin que nous servions d’exemple pour que d’autres communes ne puissent déposer de nouvelles délibérations. Cette médiatisation a permis aussi de mettre en place une solidarité nationale : des chèques nous sont parvenus de 20 départements différents, une soirée avec Alain Bressy sur le « Droit se meurt » a accueilli 125 personnes. Tout cet argent va permettre dans un premier temps d’honorer notre note au cabinet d’avocat mais aussi de nous rapprocher d’un avocat de droits administratifs. A ce jour, le conseil municipal ne poursuivra pas la procédure en appel et se laisse le temps de consulter afin d’avoir une délibération conforme sur le fond et la forme. Pour s’opposer à la pose d’un compteur Linky, il se peut qu’une une démarche individuelle soit nécessaire, là encore je ne manquerai pas de revenir vers vous. Merci de votre mobilisation et votre soutien. Nathalie Fabre
Source : http://www.montferrand-du-perigord.fr / Flash info / Montferrand résiste à l'installation Linky (décembre 2016)
Montferrand-du-Périgord choisit de nouvelles formes de résistance à l’installation des compteurs Linky
Le petit village de Montferrand-du-Périgord a bénéficié d’un soutien national de la part d’associations comme de citoyens de plus de vingt départements français. Les sommes parvenues à la mairie ont dépassé les 1200€ que la commune doit verser à ENEDIS. Libérée des difficultés financières, la commune a décidé de poursuivre son action en recherchant des moyens juridiquement inattaquables qui aident ceux de ses habitants qui le souhaiteront à s’opposer à l’installation d’un compteur Linky, prévue en 2019.
Une réunion publique et une soirée sur le thème de la défense des droits des « petites communes »Le samedi 29 octobre après-midi, une réunion publique a réuni une quarantaine d’habitants de Montferrand et des communes voisines ainsi que des élus de ces communes.

Nathalie Fabre, maire de Montferrand, a accueilli les participants en souhaitant un débat ouvert et respectueux de tous les points de vue. Elle a rappelé les trois points essentiels de la délibération du 6 avril 2016 : le principe de précaution, le démantèlement des services publics et la casse de l’emploi. C’est également la question de l’inutilité de remplacer des compteurs actuels (électroniques) qui a fait l’unanimité chez les participants.

Le samedi 29 octobre  en soirée, un spectacle a réuni plus de 120 personnes. Alain Bressy, ancien magistrat, qui propose ce spectacle dans toute la France depuis cinq ans, a alerté sur le risque de disparition d’un droit solidement construit par la Révolution puis le Conseil National de la Résistance et le général De Gaulle.

Il a en particulier souligné l’importance du principe de « contradictoire », c’est-à-dire d’un dialogue direct entre l’Etat et, en l’occurrence, de la commune qui n’a pas été véritablement proposé dans le cas présent.
Le débat qui a suivi a souligné que si certains élus de proximité savent faire vivre une véritable démocratie locale, les élus plus éloignés devraient avoir, en la matière, des contraintes  plus fortes  surtout en cours de mandat

Les bénéfices de cette soirée serviront à financer des conseils juridiques pour les communes qui souhaitent, comme Montferrand, faire écho et répondre aux inquiétudes de leurs habitants

Le vote au conseil municipal pour annuler les délibérations juridiquement « bancales » et en élaborer une nouvelle.

Les conseils bénévoles de spécialistes de droit administratif ont convaincu le conseil municipal que les termes mais également certains éléments de fond des délibérations antérieures étaient trop fragiles pour poursuivre sur cette base.
 Le conseil municipal du 26 octobre a donc choisi d’annuler ces deux délibérations pour prendre le temps d’en élaborer une nouvelle plus conforme à la fois aux attentes des habitants et juridiquement inattaquable.
 La commune de Montferrand-du-Périgord se sent redevable auprès des personnes qui lui ont manifesté leur soutien. Elle poursuit sa démarche et surtout rendra compte de son évolution sur une page spécifique de son site Internet. 
Informations pratiques
Où : www.montferrand-du-perigord.fr, onglet « Linky »
Quand : à partir du 15 novembre 2016
Renseignements complémentaires : mairie.montferrandduperigord@wanadoo.fr

samedi 22 octobre 2016

COMPRENDRE - LINKY et BIG DATA (par PMO) et CPL et RADIO FREQUENCES : LES PROBLEMES (par Romain Lefort)

Je viens de finir de lire le livret de PMO (Pièces et Main d’œuvre de Grenoble) « Dans les filets de Linky : Big data et surveillance électronique » acheté pour le CCC24 au PMO lors de leur conférence à Tulle mardi soir 18 octobre.

Il contient 7 documents du PMO :

1°  « Linky, l’Enfer Vert et le techno-totalitarisme », 11 juillet 2013, 3 pages : qui définit ce qu’est le Linky « mouchard à domicile » comme instrument de surveillance afin de (selon les mots de la ministre) « rendre obligatoire et gratuite la transmission des données collectées par les compteurs électriques communicants (capteurs). »

2° « Linky : La filière grenobloise : Quand le laboratoire grenoblois nous prend dans ses filets électroniques » du 6 octobre 2015, 10 pages : qui explique la conception des « réseaux intelligents » (smart grids) dont fait partie le Linky pour le projet « smart planet » conçu par IBM (repris en France par l’ADEME en 2009 puis développé par CapGemini et approuvé par l’Etat en 2011); à savoir que la ville et la planète « intelligentes » sont d’abord une ville et une planète « électriques ». Sans courant, pas de connexion. L’article explique la collusion Etat-Recherche-Industrie à cette fin.

3° « Linky : lettre à ERDF : A l’attention du responsable du service client Linky ; Objet : refus de compteur Linky » du 28 mars 2016, 3 pages : sans intérêt si ce n’est qu’on apprend que les membres du PMO n’ont ni téléphone portable, ni ne sont inscrit dans aucun réseau social ni ne détienne de carte de fidélité ; geste cohérent intéressant.

4° « Nous sommes le gibier, Linky le filet : correspondance avec ERDF » du 14 avril 2016, 9 pages : la fameuse lettre pleine d’humour à Mélanie Douay du service client

5° « Linky ou l’arnaque » du 15 avril 2016, 3 pages, avis du grand rassemblement anti-linky de Grenoble du 30 avril 2016 (sans intérêt) avec la belle affiche figurant Tom Cruise de Mission Impossible

6° « Les secrets de Linky : Ce qu’on apprend en infiltrant une réunion de la Métro » du 5 juin 2016, 8 pages : qui traite des sujets abordés par ErDF en réunion le 2 juin 2016 avec la communauté d’agglomération de Grenoble-Métropole pour convaincre les élus des bienfaits du Linky ; un panel d’experts pro-linky ont déclaré :
- concernant la santé : que les électrosensibles sont victimes de phobie ; que le plus grand risque associé à un accident nucléaire grave est la panique qu’il peut entrainer ; qu’il fallait vanter les avantages du Bisphénol A, du diesel et du nucléaire et clamer l’innocuité de la téléphonie mobile tout en lançant l’alerte contre les dangers des légumes bio…
- concernant la collecte des données (2 000 milliards de données par an) : que la Loi sur la transition énergétique prévoit que les propriétaires d’immeubles et les collectivités aient accès aux données collectées par les compteurs et non pas, comme le prétend Enedis, de conserver pour nous seuls les données sur notre vie privée; que cela se situe dans le projet de la « ville de demain qui sera durable, connectée, collaborative ».
- concernant l’utilité ‘réelle’ du Linky : « les gains économiques ne sont pas très élevés… le grand risque, avec Linky, c’est qu’on n’arrive pas à faire beaucoup mieux que les compteurs ' heures creuses : heures pleines ' avant pas mal de d’années. » Linky n’a aucun intérêt pour le consommateur. Concernant l’effacement proclamé par Enedis, « au total, les utilisateurs consomment autour de 95% de l’énergie effacée dans les 24 heures après la fin de la procédure. » 
En fait Linky est utile pour faciliter l’ouverture des marchés… en suivant la variation des cours sur le marché de gros (European Power Exchange). Cette bourse gère aussi des marchés infra-journaliers et des ‘contrats quart d’heure. »
Avec ces suivis de consommation en quasi-temps réel, Linky permet d’ajuster en permanence l’achat et la vente d’électricité sur le marché de gros. Voilà sa véritable utilité ! On comprend que l’absurdité consistant à consommer beaucoup plus d’électricité (objets connectés, data centers) pour en économiser un peu ne sert qu’à fournir les outils nécessaires à un marché concurrentiel et de stimuler la croissance économique sous un label « vert » frelaté.

7° « Appel à la transhumance et manifestation contre le puçage électronique des moutons et des hommes » du 1er février 2013, 3 pages : nous apprenons que le bétail doit être « pucé » et que les RFID (Radio Frequency Identification) sont partout : Dans nos papiers d‘identité, nos cartes de transports, les livres des bibliothèques, les arbres des villes, les pass sans contact, des vêtements et produits de consommation, sous la peau des animaux domestiques et d’élevage et de milliers d’humains pucés, volontairement ou par obligation, ou encore dans les téléphones portables (à des fins de surveillance, pour les publicités ciblées des boutiques ou près desquels vous passez).
On fait aux animaux (et aux objets) ce que l’on fera aux hommes.

Ce livret est disponible pour prêt à toute personne intéressée à le lire.

De plus, je parcouru la Thèse de Doctorat de Romain Lefort soutenue le 3 février 2015 devant le jury de l’Université de Poitiers intitulée « Contribution des technologies CPL et sans fil à la supervision des réseaux de distribution d’électricité » de 203 pages disponible sur internet : http://thèses.univ-poitiers.fr et sur http://nuxeo.edel.univ-poitiers.fr/nuxeo/site/esupversions/4aec8e87-5d72-4d88-bf27-7e5b2ed41b67
En voici certains extraits :

«  L’Introduction :
«  L’arrivée des énergies renouvelables (EnR), définies comme de nouvelles sources de production dite non centralisées, et installées un peu partout sur le réseau électrique, a eu pour conséquence de transformer le réseau électrique unidirectionnel en un réseau avec une circulation de l’énergie électrique de façon bidirectionnelle… Les véhicules électriques (VE) et hybrides rechargeables (VHR) font l’objet d’un développement accrue qui avoisinera les 2 millions d’ici 2020 en France... Le modèle de fonctionnement des réseaux électriques reposant sur un équilibre de la production en fonction de la consommation, doit évoluer pour devenir plus intelligent.» (p.1)
«  Cette modernisation se définit sous le contexte de Smart Grid… qui passe par le déploiement d’un système de comptage avancé permettant un pilotage à distance de ces nouveaux compteurs communicants. Ceci est possible grâce à une architecture de communication reposant sur la technologie filaire CPL (Courants porteurs en ligne) et les technologies radio issus des réseaux mobiles (2G, 3G et 4G) couplé à un système de supervision.
« Un deuxième travail de recherche s’articule autour de moyens de communication à l’acheminement de l’ensemble des données entre le système de supervision, les réseaux de distribution, et l’ensemble des acteurs.
« … la technologie CPL qui comporte certains avantages…. Toutefois, la conception des réseaux électriques n’étant pas imaginée pour fonctionner en haute fréquence, les réseaux présentent des conditions de transmission difficiles et non maitrisables. (p. 2)
« La quatrième partie fait l’objet d’un état de l’art sur la technologie CPL (et des problèmes) tels les pertes de transmission dues aux équipements réseaux comme les transformateurs de puissance, mais également, de par le phénomène de multicartes, et à la présence de perturbations. Cette dernière faisant l’objet d’une étude particulière. »  (p.3)

Le «  Résumé (P. 203) :
Concernant le CPL, « le support de transmission est difficile et non maîtrisable… possible résolu par « des fréquences allant jusqu’à 1 MHz »  (plutôt que le 50/60 HZ initial).

La «  Conclusion générale et perspective :
«  Les fréquences actuellement utilisées se situent entre 10 kHz et 150 kHz définies par le standard CENELEC. Dans un avenir proche, le CPL pourra fonctionner plus haut en fréquence jusqu’à 500 kHz grâce au standard IEE 1901.2 pour les réseaux BTet HTA.
«  Les résultats du modèle « boite noire » sont très bons et meilleurs que le modèle à constantes localisées à partir de quelques kilohertz. (p. 197)
« Les études paramétriques sur l’influence de la longueur et le positionnement d’une dérivation, contrairement à la littérature, ont montré que celles-ci ont tendance principalement à modifier la profondeur des évanouissements en fréquence.
A partir de l’ensemble des résultats, il peut alors être supposé que pour des réseaux de petites tailles, de quelques centaines de mètres, le phénomène de multicartes aura un impact minime dans la gamme des CPL « Outdoor ». Dans le cas des réseaux de plus grande taille, cette sélectivité sera plus basse en fréquence et donc plus contraignante pour la transmission des CPL. (p. 198)
« Pour un réseau BT souterrain… le transformateur de distribution est un élément très important. L’affaiblissement des signaux CPL dans le cas d’une transmission de la HTA vers la BT superposée aux perturbations mesurées en tête d’installation client BT montre des conditions de propagation très dégradées évoluant au cours du temps… En effet une transmission est impossible avec le CPL G1, alors que le CPL G3 permet une transmission de la HTA vers la BT et avec une meilleure performance pendant la nuit.
«  Un des points à souligner dans ce contexte de transmission (par radio fréquences) est la communication montante de l’équipement GSM/GPRS vers le BTS. En effet, la faible puissance de transmission de ces équipements radio, ne permet de communiquer qu’avec une BTS se trouvant au maximum à 1,7 kilomètre du poste. Cela est très contraignant (par endroit). Il est alors nécessaire de déporter soit l’antenne à l’extérieur du poste, soit l’équipement dans un boitier plastique en dehors du poste de distribution. » (p. 199)

La Table des matières complètes contient la liste des sujets traités comme suit :
Table des matières
Acronymes et abréviations ...................................................................... v
Introduction générale................................................................................ 1

Chapitre 1 : Les réseaux de distribution communicants ....................... 5
Introduction .................................................................................................7
1 Contexte général....................................................................................... 8 
1.1 Principe de fonctionnement d’un réseau de distribution ....................... 8
  1. 1.1.1  Le poste source........................................................................ 9
  2. 1.1.2  Le réseau moyenne tension HTA ............................................ 10
  3. 1.1.3  Le poste de distribution ........................................................... 10
  4. 1.1.4  Le réseau basse tension BT ...................................................... 10
1.2 Vers une modernisation des réseaux de distribution .............................. 11
  1. 1.2.1  Les nouveaux enjeux ............................................................... 11
  2. 1.2.2  Le réseau de distribution communicant, Smart Grid.................. 12
  3. 1.2.3  Des projets Smart Grids en France.............................................. 12
Le projet VERDI ............................................................................................ 15
  1. 2.1  Objectifs du projet ......................................................................... 15
  2. 2.2  Définition d’applications et de services .......................................... 16
    1. 2.2.1  Services destinés à une supervision des réseaux de
       distribution ............................... 17
    2. 2.2.2  Services destinés aux acteurs des VE et VHR.................... 18
Objectifs de la thèse ........................................................................................ 19
  1. 3.1  Proposition d’une infrastructure de communication ...................... 19
  2. 3.2  Positionnement de la thèse .............................................................. 21
  3. 3.3  Contributions apportées................................................................... 22
Etat de l’art sur les technologies CPL ........................................................ 23
  1. 4.1  Principe d’une chaine de transmission ...................................... 23
  2. 4.2  Les standards CPL..................................................................... 24
    1. 4.2.1  Les CPL Broadband ..................................................... 25
    2. 4.2.2  Les CPL Narrowband.................................................... 27
          4. 3 Les contraintes des réseaux électriques à la transmission CPL ..29 
         
        4.3.1 Phénomènes d’atténuation.......................................................... 29
         4.3.2 Phénomènes de perturbation .........................................................31
         4.3.3. Des perturbations mesurées sur des réseaux BT ........................34

4.4 Les approches de modélisation des réseaux électriques .........................37
       
        4.4.1 L'approche "Top-Down" .................................................................37
        4.4.2 L'approche "Bottom-Up" ..............................................................39

Conclusion ........................................................................................................42

Bibliographie du chapitre 1 ................................................................................43

Chapitre 2 : Modélisation hautes fréquences des transformateurs de 
distribution .....49
Introduction ....................................................................................................... 51
1 Présentation des phénomènes physiques internes ........................................... 52
  1. 1.1  Le transformateur de distribution ................................................... 52
  2. 1.2  Les phénomènes physiques en basses fréquences .......................... 53
  3. 1.3  Les phénomènes physiques en hautes fréquences ......................... 57
2 Les Modèles HF dans la littérature............................................................... 61
  1. 2.1  Les modèles « boite noire »......................................................... 61
  2. 2.2  Les modèles à constantes localisées ........................................... 63
  3. 2.3  Synthèse et sélection d’une approche de modélisation ............... 68
3 Les transformateurs employés sur les réseaux de distribution ................... 70
4 Mise en place d’un modèle à constantes localisées..................................... 72
  1. 4.1  Présentation du modèle .............................................................. 72
  2. 4.2  Identification de l’impédance magnétisante .............................. 72
  3. 4.3  Identification de l’impédance de fuite....................................... 74
  4. 4.4  Identification des capacités parasites......................................... 76
  5. 4.5  Validation du modèle .................................................................. 82
5 Mise en place d’un modèle « boite noire »............................................... 85
  1. 5.1  Présentation du modèle ............................................................... 85
  2. 5.2  Identification de la matrice d’admittance .................................... 88
  3. 5.3  Validation de la méthodologie d’élaboration du modèle.............. 92
  4. 5.4  Validation du modèle « boite noire » .......................................... 94
6 Synthèse des modèles à constantes localisées et « boite noire » ............... 97
7 Etude de transmission HF à travers un transformateur................................ 99
  1. 7.1  Mise en place des mesures de validation..................................... 99
  2. 7.2  Configurations des modèles pour les simulations de transmission .. 100
  3. 7.3  Transmission de la HT A vers la BT ............................................ 101
           7.3.1  Comparaison des deux modèles entre eux et à la mesure.... 101
           7.3.2  Etude paramétrique sur l’influence des impédances d’entrées
     et de sorties............ 105
           7.3.3  Comparaison des trois transformateurs de distribution ........105
           7.4 Transmission de la BT vers la HT A ............................................... 107
  1.        7.4.1  Comparaison des deux modèles entre eux et à la mesure.... 107
  2.        7.4.2  Etude paramétrique sur l’influence des impédances d’entrées 
    et de sorties............ 110
  3.        7.4.3  Comparaison des trois transformateurs de distribution ........ 110
Conclusion..................................................................................................... 112
Bibliographie du chapitre 2 ............................................................................ 113 

Chapitre 3 : Modélisation hautes fréquences des câbles de distributions .. 117 
Introduction ...................................................................................................... 118
1Représentation et fonctionnement d’un câble ................................................ 119
  1. 1.1  La théorie des lignes de transmissions ........................................... 119
  2. 1.2  Les modèles des câbles de distribution en basses fréquences ........ 124
2 Les câbles employés sur les réseaux de distribution ..................................... 126
3 Mise en place d’un modèle cascadé .............................................................. 130
  1. 3.1  Présentation du modèle .................................................................. 130
  2. 3.2  Identification des paramètres primaires........................................... 132
    1. 3.2.1  Les méthodes d’identification ........................................... 132
    2. 3.2.2  Mise en place de la méthode expérimentale....................... 133
    3. 3.2.3  Application sur un câble souterrain BT.............................. 135
    4. 3.2.4  Interpolation des paramètres primaires .............................. 139
3.3 Validation du modèle .................................................................................. 141 
4 Etude de transmission HF à travers un câble de distribution ......................... 143
  1. 4.1  Comparaison du modèle cascadé à la mesure ................................. 143
  2. 4.2  Analyse du modèle pour une représentation d’un câble de 100 m .. 145
                  4.2.1 – Analyse des résultats de la phase A..................................... 146                                    
4.2.2 Analyse des résultats pour les phases B et C............................................ 150
  1. 4.3  Etude paramétrique sur la longueur du câble .................................. 152
  2. 4.4  Etude paramétrique sur l’influence des impédances d’entrées/sorties ... 153
  3. 4.5  Etude paramétrique sur l’influence d’une dérivation ....................... 155
    1. 4.5.1  Influence des impédances d’entrées/sorties......................... 155
    2. 4.5.2  Influence de la longueur de la dérivation ............................ 156
    3. 4.5.3  Influence de la position de la dérivation...............................157
Conclusion.......................................................................................................... 158
Bibliographie du chapitre 3 ................................................................................ 159 

Chapitre 4 : Etude de transmissions à la supervision des réseaux de 
distribution...................... 161 
Introduction ......................................................................................................162
1 Communication CPL sur les réseaux de distribution ..................................... 163
  1. 1.1  Performances de transmission des CPL G1 et CPL G3.................. 163
  2. 1.2  Définition des cas d’études de transmission CPL ...........................165
  3. 1.3  Transmission CPL du réseau BT vers le réseau HT A ................... 166
  4. 1.4  Transmission CPL du réseau HT A vers le réseau BT ................... 168
1.4.1 Superposition d’un bruit de fond BT « fixe » aux résultats de transmission.. 171
1.4.2 Superposition d’un bruit de fond BT « dynamique » aux résultats de 
transmission 172 

1.5 Synthèse........................................................................................................ 173 

2 Optimisation du déploiement des équipements radio GSM/GPRS ................. 175
  1. 2.1  Réseau mobile et technologies GSM/GPRS...................................... 175
  2. 2.2  Les phénomènes de propagation d’un canal radio............................. 177
  3. 2.3  Sélection des modèles de propagation radio-mobile ........................ 179
    1. 2.3.1  Le modèle en espace libre .................................................. 180
    2. 2.3.2  Le modèle d’Okumura-Hata et son extension COST 231 .. 180
2.4 Expérimentations sur sites............................................................................ 182
  1. 2.4.1  Présentation du premier site .......................................................... 182
  2. 2.4.2  Présentation du deuxième site ....................................................... 183
  3. 2.4.3  Matériels de mesures ..................................................................... 185
  4. 2.4.4  Protocole de mesures...................................................................... 186
  1. 2.5  Résultats expérimentaux et analyse................................................... 186
  2. 2.6  Analyse de l’impact du lieu d’installation des équipements GSM/GPRS..187
  3. 2.7  Comparaison des résultats mesurés/simulés – communication 
    descendante................... 189
  4. 2.8  Cas des communications montantes .................................................. 191
  5. 2.9  Synthèse............................................................................................. 192
Conclusion........................................................................................................... 194 
Bibliographie du chapitre 4 ................................................................................. 195
Conclusion générale et perspectives ................................................................. 197